Promotions

Nouveaux produits

Meilleures ventes

Le millepertuis et son huile rouge

Le millepertuis et son huile rouge

Hypericum perforatum : Le millepertuis

On trouve cette reine de l'été dans nos campagnes. C'est l'une des plus célèbres herbes de la Saint-Jean et portait autrefois ce nom, comme tant de ses consœurs, parce qu'on récolte le millepertuis plus où moins à cette date.

La Saint-Jean, c'est tout simplement la réappropriation catholique du solstice d'été. Moment de l'année qui donnait lieu à de grandes réjouissances lorsque l'énergie solaire était à son maximum, avant de doucement décliner vers le long hiver.

La cueillette du millepertuis

C'est donc la période de l'année idéale pour la récolte de nombreuses plantes à fleurs. En effet, toute l'énergie de la plante se trouve concentrée dans ses parties aériennes, afin de perpétuer la vie via ses fleurs. Et pour tirer un maximum de ces belles énergies de vie contenues dans la plante, il convient de les cueillir en matinée, par une belle journée ensoleillée durant la lune croissante autour du solstice.

Première remarque, il convient de se connecter en conscience pour toute cueillette. Il ne s'agit pas d'y aller comme l'on va "faire ses courses" dans un supermarché. Prendre tout ce qui nous passe par la tête et vider les rayons au gré de sa gourmandise. C'est tout l'inverse. Les insectes seront d'ailleurs là pour le rappeler. Car ces beaux boutons dorés convoités attirent aussi de nombreux autres travailleurs de la terre. Bourdons et abeilles en ont fait leur plat du moment, tandis que les taons ne sont jamais loin, et rappellent à l'ordre les cueilleurs distraits.

Le secret, ici comme dans tout, c'est l'équilibre et le partage. On repère d'abord un endroit où le millepertuis pousse abondamment. Il se réparti alors par petites zones s'étalant parfois sur plusieurs mètres carrés. On ne prend que les belles fleurs, et on en prend moins de la moitié par zone. Cela permet de laisser sur place les fleurs abimées, celles qui ne sont pas encore fleuries, dans un esprit de partage. Personnellement, je les coupe à 30 cm au dessous des fleurs afin de leur garder assez de nourriture et d'humidité le temps de rentrer de la cueillette et les mettre dans l'huile végétale.

Préparation de l'huile rouge

Une fois la récolte effectuée, il est important de stériliser le ou les bocaux hermétiques que l'on souhaite utiliser. Puis vient le délicat travail, brin par brin, de séparer les fleurs de la tige. Un beau moment de centrage et de méditation, assurément.

Puis remplir le bocal jusqu'au col, sans tasser, et couvrir les fleurs avec une huile d'olive bio première pression à froid (*) à laquelle on aura pris soin d'ajouter quelques gouttes de Tocophérol (vitamine E), en plus de celle contenue naturellement dans l'huile d'olive, pour une meilleure conservation.

Soleil ou pas ?

Rappelons ici que l'huile rouge est un macérat solaire, mais comment bien l'exposer ? Nous allons opter cette année pour une exposition discontinue. Je m'explique : Maria Treben recommande d'exposer l'huile au soleil, tandis que d'autres sources recommandent une exposition de seulement quelques heures, en matinée par exemple. Le risque d'une exposition continue réside dans le fait de voir une dilatation thermique trop importante, avec fuite du contenu par le joint du weck et donc d'une oxydation plus importante. Un compromis qui me semble plein de sens est d'exposer la préparation et la mettre à l'ombre quand la chaleur devient trop forte. C'est là une occasion d'être en présence à ce que l'on fait et transmettre une énergie d'attention et de bienveillance à ses préparations.

Laissez passer quelques semaines et lorsque vous le sentirez, que votre huile aura pris cette belle couleur carminée, viendra le moment magique de la filtration à travers une étamine et de la mise en récipient de verre teinté (sombre).

Il convient de réserver une partie de la récolte pour la faire sécher et garder les fleurs, afin de pouvoir concocter une tisane de premier choix qui aura l'excellente vertu de booster le morale lorsque la lumière décroît et que la dépression automnale pointe le bout de son nez.

(*) Maria Treben préconisait à l'époque de préférer à l'huile d'olive l'huile de lin pour une préparation spécialement réservée aux brûlures.

Usage de l'huile rouge

C'est une huile anti-inflammatoire qui soulage les blessures. Elle apaise la douleur, facilite la cicatrisation des plaies ouvertes et favorise la disparition des ecchymoses.

C'est également une huile de massage pour les douleurs dorsales, sciatiques, rhumatismes et lumbago.

Elle a la réputation de calmer les coups de soleil et les brûlures, tandis qu'en cosmétique, elle est très appréciée pour adoucir la peau du visage.

Elle convient aux animaux domestiques pour les problèmes ci-dessus, et aux nourrissons lorsque ceux-ci souffrent de douleurs au ventre.

Usage en tisane

La tisane se prépare très rapidement : On apporte l'eau à la limite de l’ébullition, on coupe le feu et on dépose l'équivalent d'une cuillère à café rase de fleurs de millepertuis pour une tasse de 150ml d'eau. On couvre immédiatement pour éviter l'évaporation de l'huile essentielle et on filtre dans la minute.

Cette tisane est recommandée pour :

  • La dépression nerveuse, l'agitation, l'anxiété, les troubles du sommeil et l'anorexie;
  • L'énurésie et la cystite interstitielle;
  • Les névralgies (intercostales, du trijumeaux et la sciatique);
  • Les gastrites et ulcères gastriques

Informations précieuses

Le millepertuis est photosensibilisant et l'on évitera de s'exposer si l'on s'est oint de l'huile, mais on évitera aussi l'exposition prolongée au soleil en cas de cure avec la tisane.

Le millepertuis en usage interne interagit avec de nombreux médicaments (dont la pilule contraceptive) et il est alors nécessaire d'en parler avec un professionnel de la santé.

Retrouvez le macérat huileux de millepertuis bio sur le site de Gaïarôme

Leave a Reply

* Name:
* E-mail: (Not Published)
   Website: (Site url withhttp://)
* Comment: